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Sunday, January 4, 2009

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Le Gouvernement Mondial Se Rapproche

 

En avez-vous déjà entendu parler ?

C'est un phénomène de société qui va

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La politique, ça se mange?

 

Qui sait ? Mais une chose au moins est sûre : ça vous mange ! Elle vous prend la tête.

 

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De 1990 a 2005 : Artistes - Musiciens Congolais  

 

L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant

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L’AN 2009 SERA PLUS DUR …

raisons de santé, Antoine gizenga a passé le relai à Adolphe muzito au nom du Palu. Les quatre personnalités ont sans nul doute marqué l’an 2008 avec, à chaque épisode, l’ombre de Joseph Kabila cité à tort ou à raison.
En sourdines, comme sur la pointe des pieds, les enquêteurs de la cour pénale internationale se sont manifestés à Kinshasa dès janvier 2008. Avec une mission bien simple: recueillir des témoignages sur les événements qui se sont déroulés à Bangui, capitale de la République centrafricaine, vers les années 2002-2003. Les troupes du MLC mises en cause, leur chef le ‘’ chairman’’ comme on l’appelle, était dans le collimateur. Les anciens cadres du mouvement de libération du Congo (MLC), passés depuis dans la mouvance présidentielle, ont été mis à contribution pour recueillir le soubassement de l’accusation: crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le dossier bemba prenait cours alors que l’ancien chef de guerre, pour des raisons de sécurité, s’était réfugié en sa résidence au Portugal en compagnie de sa famille.

Un mauvais déplacement, quelques soupçons, une arrestation

Au moment où les enquêteurs de la CPI s’évertuaient à Kinshasa, hormis un peu d’agitation, dans le camp du MLC on était loin de se douter de ce qui allait arriver à l’ancien vice-président de la République, ancien challenger à la présidentielle 2006 et, de surcroît, chef de file de l’opposition congolaise. Car, sénateur élu à Kinshasa, à la tête de la deuxième force politique de la RDC (MLC) après le principal parti présidentiel (PPRD), en termes des députés et des sénateurs, Jean Pierre Bemba a ravi la vedette à deux figures emblématiques congolaises avec une longévité ayant fait ses preuves: Etienne Tshisekedi (UDPS) et Antoine Gizenga (PALU). Sa popularité, surtout dans la partie Ouest du Congo (Bas-Congo, Kinshasa, Bandundu, Equateur...) n’avait nullement besoin de démonstration.
Il a suffi que JP Bemba et sa famille se déplacent pour Bruxelles, dans une de leurs résidences, pour qu’aussitôt la CPI, avec en tête le procureur Luis Moreno Ocampo, qui le tenait à l’oeil, se base sur des soupçons faisant état d’une possible disparition du ‘’ chairman’’ afin de programmer son arrestation. Mise à contribution, la police belge n’a pas tardé à cueillir le ‘’ fruit mur’’. La nouvelle est tombée tel un couperet à Kinshasa où les nombreux partisans de ‘’ JPB’’ ont d’emblée soupçonné une main visible actionnant le dossier à partir de la RDC. Le pouvoir était vite pointé du doigt. Luis Moreno Ocampo s’est félicité d’avoir enfin cueilli un gros poisson en RDC, après des menus fretins qui croupissaient déjà dans les geôles de la CPI à la Haye. Mais, jusqu’en décembre, Bemba n’a pas encore eu droit à un bon procès, le procureur n’ayant toujours pas présenté les preuves de l’accusation. Même l’audience qui était prévue le 08 décembre 2008, a été provisoirement renvoyée au 12 janvier 2009. Procès politique? Certains le croient sans ménagement. Carrière politique brisée? Trop tôt pour enterrer le ‘’ Chairman’’.

Raisons de santé obligent, Gizenga passe le relai a Muzito au nom du Palu
 

Au terme de l’accord intervenu en 2006 en prévision du deuxième tour de la présidentielle et solennellement signé par joseph Kabila (pour l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP) et Antoine Gizenga (pour le Parti lumumbiste unifié, PALU), en cas de victoire du président sortant, le poste de Premier ministre reviendrait de droit au PALU. ‘’Chose promise, chose due’’, c’est en décembre 2006 que le patriarche de Gungu obtint le poste promis en jouant d’abord à l’informateur puis au formateur du gouvernement composé en 2007. Mais, pour des raisons de santé certainement trahi par l’âge, le premier Premier ministre de la troisième République rendit le tablier. Cette démission inspira certains au sein de la majorité qui tenaient à se passer de l’accord intervenu en 2006. Face à ce qui apparaissait comme une trahison, les partisans du PALU, et avec eux une bonne partie des originaires de la province de Gizenga (le Bandundu), se mobilisèrent comme un seul homme en menaçant d’instituer la facture Est-Ouest en représailles.
Conscient du danger et surtout en respect à la parole donnée, Joseph Kabila, patron de la majorité, prit ses responsabilités. Il revenait à Gizenga de désigner son successeur. Entre son ancien ‘’ directeur de cabinet’’ (entendez le ministre près le Premier ministre Godelfroid Mayobo) et l’ancien ministre du Budget Adolphe Muzito, Antoine Gizenga, patron du parti et autorité morale du PALU, jeta son dévolu sur Muzito pour éviter une fissure au sein de la maison où Mayobo faisait face à toute une fronde. Conformément à la procédure, Joseph Kabila confia la ‘’ Primature’’ à «l’élu» de Gizenga. Après près d’un an au Gouvernement, en qualité de ministre, Adolphe Muzito devenait Premier ministre. Loin de s’avouer vaincus, ses advesaires lui donnaient rendez-vous lors de la présentation du programme de son gouvernement. Après quelques gesticulations, il n’ y a eu finalement plus de peur que de mal à l’Assemblée nationale où la majorité, lors du vote de recevabilité, a imposé sa loi malgré quelques sons discordants. Feu vert à Muzito, le travail peut commencer.

Général déchu, Laurent Nkunda fait son apparition dans l’histoire du Congo

Au moment où, à Kinshasa, on en était encore à spéculer autour de la démission du Premier ministre Antoine Gizenga, le général déchu Laurent Nkunda, non prévu au programme, s’invitait militairement sur la scène politique congolaise. A la tête du CNPD, le nouveau chef rebelle s’emparait de quelques contrées dans le nord-Kivu. Sous-estimé au départ, l’ancien général des FARDC, à la tête d’une insurrection, atteignait la base militaire de Rutshuru. Cela fut suivi d’un vent de panique où le CNDP menaçait de s’emparer de la ville de Goma, chef-lieu de la province de nord-Kivu, avant d’étendre son action à l’ensemble du pays. Adolphe Muzito héritait d’un menu déclaré impropre à la consommation’’, là où son prédécesseur Antoine Gizenga l’avait visiblement échappé belle. Car, du fallacieux prétexte de protéger les intérêts de la communauté Tutsi, Nkunda en arrivait à exiger un nouvel ordre politique et institutionnel.
Brisant l’immobilisme reproché à l’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito se rendit à Goma, à Bukavu et en Province orientale pour réarmer les troupes, consoler et rassurer la population inquiète, et donner espoir aux nombreux déplacés et aux victimes d’une catastrophe humanitaire sans précédent. Auréolé par son action, Laurent Nkunda, soutenu par Kigali comme pour toutes les rébellions qui se signalent à l’Est de la RDC depuis plus de dix ans, en vient à exiger des négociations directes avec Kinshasa. La conférence pour la paix et le développement aux Nord et Sud-Kivu, à laquelle ses délégués avaient pris part, ne le concerne plus. Encore moins le programme Amani impliquant tous les groupes armés oeuvrant à l’Est. Ces négociations ont été ouvertes le 08 décembre 2008 à Naïrobi, au Kenya, sous l’égide des Nations Unies avec comme médiateur l’ancien président nigérian, l’ex-général Olesegun Obasanjo.

Incarnant l’espoir durant toute la mandature, les contrats chinois se font toujours attendre

Toutes les idées contenues dans les projets de société de différentes forces politiques constituant la majorité présidentielle, furent résumées en une phrase pour la mandature: les cinq chantiers de la République. L’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, les infrastructures et l’emploi sont nommément cités.
Après la conception, l’exécution. Faute de moyens, des contrats furent signés avec des banques chinoises pour concrétiser les chantiers. Ainsi naquirent les contrats chinois au début de la troisième République. Prévus en 2007, les contrats chinois ont traversé l’an 2008 ‘’ sans effet’’ pour être reportés, une fois de plus, en 2009, soit à trois ans de la fin de la mandature. Vu que l’an 2011, si l’histoire ne fausse pas compagnie aux Congolais, sera une année purement électorale, bon nombre d’observateurs estiment que le compte à rebours a commencé pour les contrats chinois qui ne disposent plus que d’environ deux ans pour convaincre.
Car, il n’est un secret pour personne que ces contrats incarnent l’espoir de la mandature pour la majorité au pouvoir. Et comme, généralement, l’échec est orphelin là où la victoire a beaucoup de parents, c’est Joseph Kabila qui serait pointé du doigt au cas où les contrats chinois s’avéreraient une simple oasis en plein désert. Le Raïs le sait. La fête n’a donc pas encore commencé. Surtout que l’arrivée des engins chinois, au courant de l’an 2008, ont fait l’objet d’un véritable carnaval serpentant les principales artères de Kinshasa sur fond d’une retransmission en direct sur les antennes de la télévision nationale. Une campagne qui en rajoute au débat, étant donné que les Chinois eux-mêmes, présents sur plusieurs chantiers en Afrique, n’ont jamais eu droit à ce genre «d’honneurs».

Face à la promesse de toucher plus que Mbudi, enseignants, fonctionnaires... toujours sur la brèche

Cité située en banlieue kinoise, ‘’ Mbudi’’ aura réussi à inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire congolaise. C’est en 2005 que, dans cette cité, soucieux de voler au secours des conditions salariales des fonctionnaires et agents de l’Etat, l’ancien vice-président de la République en charge du secteur socioculturel Z’ahidi Arthur Ngoma, présida aux destinées d’un barème qui octroyait 208 USD au huissier et 2080 USD au secrétaire général au sein de l’administration publique. Approuvé par le gouvernement ‘’ 1+4’’ issu du dialogue intercongolais, ce contrat fut négligé au point de coller à la peau des dirigeants de la troisième République. De bonne foi, lors de la présentation du programme de son gouvernement en 2007, le Premier ministre Antoine Gizenga Fundji déclara qu’il était possible de payer plus que ‘’ Mbudi’’.
Ce que certains opposants ont vite qualifié ‘’ d’erreur politique’’. Car, malgré tous les efforts fournis, le cap de Mbudi demeure loin d’être atteint. Un héritage nauséabond légué par la transition ‘’ 1+4’’ qui devenait, ironie de l’histoire au nom de la continuité des services de l’Etat, l’affaire de Gizenga. Considérant mbudi comme une dernière chance, fonctionnaires et agents de l’Etat n’entendent pas cautionner l’inhumation de cet accord.
En 2008, malgré quelques augmentations salariales réalisées par le gouvernement, fonctionnaires et agents de l’Etat, bien que quelque peu fatigués des grèves improductives, demeurent sur la brèche. Ils promettent déjà d’intensifier leur mouvement par peur de voir le budget 2009 ne pas faire de ‘’ Mbudi’’ son cheval de bataille hormis des paliers qui n’atteignent toujours pas de cap visé. Les enseignants promettent déjà de radicaliser leur mouvement à la rentrée scolaire clôturant les vacances de Noël. A quand donc la fin du supplice sous l’indifférence des heureux députés lorsqu’on sait que les provinces, malgré les garanties constitutionnelles, en sont encore réduites à se contenter d’une rétrocession selon le bon vouloir du gouvernement central. Là où la constitution impose une retenue à la source de 40% sur toutes les recettes à caractère national.
Décidément, l’an 2008 n’aura pas apporté aux Congolais le bonheur qu’ils attendaient, surchargeant d’avance l’an 2009 qui s’annonce particulièrement difficile avec la crise financière mondiale qui serait surtout dure en 2009.

Marcellin Manduakila

 

 

De Jean Pierre Bemba à Laurent Nkunda, en passant par le duo Gizenga-Muzito

L’an 2008 a démarré sur des chapeaux de roue. Parallélisme de forme, l’année s’est ouverte par un ex-rebelle pour se clôturer par un rebelle en puissance. Le premier a été rattrapé, à en croire certains, par son passé, et le second, écume encore l’air frais malgré un mandat d’arrêt suspendu sur sa tête et qui, tel une grenade non dégoupillée , sert simplement de décor jusque là. En entracte, pour des

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